A l’occasion de la publication de
ses chiffres du troisième trimestre 2011, l’Arjel fait le point sur le marché
alors qu’elle tente de défendre le secteur en négociant une assiette fiscale jugée
trop élevée.
Au troisième trimestre 2011, 2.65
milliards d’euros on été misés par les joueurs actifs, soit une croissance de
15% sur l’année. Les 35 opérateurs ont généré 177 millions d’euros de produit
brut sur la même période, et pourtant, ils ont du mal à générer des bénéfices
de leur activité.
La croissance globale du marché
ne montre pas l’évolution des différents segments du marché. Le poker en ligne,
qui attire une population de 24 à 35 ans,
assoit sa place de leader du marché. Les montants versés en droits
d’entrées sur les tournois ont grimpé de 89% sur un an, et les mises
représentent donc 286 millions d’euros pour les tournois. Le produit brut des
jeux de poker a grimpé de 36%. Les mises des paris sportifs, très prisé des
jeunes, ont baissé de 23% sur l’année, contrairement aux mises des paris
hippiques qui ont augmenté de 45% en un an pour atteindre 270 millions d’euros.
Après un premier trimestre qui a
connu une diminution du nombre de joueurs de 26% et une première phase
d’annonce et de curiosité des joueurs, les annonceurs ont modifié leur approche
marketing. Internet représente donc aujourd‘hui 20% des dépenses marketing du
secteur. Après des campagnes de notoriété en 2010, au troisième trimestre 2011,
les opérateurs de jeux d’argent communiquent plus sur les systèmes de parrainage,
bonus et autres, plus axés sur le recrutement de joueurs.
En ce mois de Novembre, la loi devrait être remaniée,
afin de réévaluer la taxe imposée par l’Etat, jugée trop élevée par les acteurs
et l’Arjel. Le marché entre dans une
phase de consolidation, mais le directeur de l’Arjel, Jean-Francois Vilotte craint
une remontée des sites illégaux à cause de cette taxe qui diminue
l’attractivité des sites légaux. Affaire à suivre donc…